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samedi 11 août 2012

Crowdfunding - Chimères de Olivier BEGUIN



source : petitespacej
Le crowdfunding (littéralement "financement par la foule" traduit par "financement participatif") est à la mode. De plus en plus d'artistes et de créateurs y font appel afin de boucler leurs budgets, tout en se passant des contraintes inhérentes aux financements "professionnels" tels que les producteurs, investisseurs, etc. Cela permet de récolter quelques deniers tout en gardant son indépendance. Ce mode de financement n'intéresse pas que les novices, puisque nombreuses sont les grandes signatures à y avoir fait appel, notamment dans le jeu vidéo (Al Lowe créateur de Leisure Suit Larry, Jane Jensen à l'origine de Gabriel Knight, ou encore Tim Schafer papa de Day of the Tentacle).

jeudi 1 septembre 2011

La Beauté du Diable

Réalisateur :  René Clair – Scénario : René Clair, Armand Salacrou – Année : 1950 – Pays : France – Musique : Roman Vlad – Avec : Michel Simon, Gérard Philipe & Nicole Besnard


Le professeur Faust arrive à la fin de sa carrière. Il a consacré toute sa vie à la recherche ; jamais il n'a cessé de rechercher comment fabriquer de l'or. C'est ainsi que Faust se meurt, sans jamais avoir véritablement vécu.
Un démon guète l'âme du professeur. Plus le temps passe, et plus le malin est omniprésent. Chaque fois ses ruses se font plus élaborées, plus machiavéliques. Lorsqu'il propose à Faust de retrouver sa jeunesse, le professeur se laisse convaincre, persuadé qu'il pourra se jouer du démon...

Monument du réalisme poétique, la Beauté du Diable n'est pas qu'une simple adaptation du mythe de Faust, c'est aussi une sacrée leçon de cinéma.

mardi 30 août 2011

Colin

 Réalisateur :  Marc Price – Scénario : Marc Price – Année : 2008 – Pays : Royaume-Uni – Musique : Jack Elphick, Dan Weekes – Avec : Alastair Kirton, Daisy Aitkens & Kate Alderman


Mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis je m’apprête à réaliser une acrobatie que peu d'entre nous ont accomplie de leur vivant (et même de leur mort, c'est vous dire !)... Je vais dépouiller un métrage qui s'intitule comme moi. Allons-y gaiement.

Colin (pas moi, celui du film) est un jeune homme... ah non, finalement c'est un zombie. Toutefois, il est certain qu'avant de devenir un mort-vivant, il était vivant et de sexe masculin : un jeune homme donc.
Trêve de plaisanterie ; le film s'ouvre sur le jeune homme mordu. Il est dans sa cuisine, plié de douleur au-dessus de l'évier. Très rapidement, le virus fait son office, et Colin se redresse, le teint pâle, le regard vide, et les gestes maladroits. Après quelques instants de lutte, le voilà dans la rue.

Lentement, il va déambuler dans les rues de la ville. Avec lui, le spectateur va découvrir un monde ravagé où il ne reste plus que quelques survivants. Si le jeune zombie semble à la recherche de nourriture, ses tentatives de nutrition échoueront pour la plupart. Colin semble assez facilement distrait par son environnement.

Les zombies ont le vent en poupe en ce moment, Colin est-il à la hauteur de ses concurrents ?

lundi 15 août 2011

Fear, Anxiety and Depression


Réalisateur :  Todd Solondz – Scénario : Todd Solondz – Année : 1989 – Pays : – Musique : Theresa Durbin, Moogy Klingman, Joe Romano, Diana Washburn – genre : Comédie, drame – Avec : Todd Solondz, Max Cantor et Alexandra Gersten...

Todd Solondz est connu pour son sens de la controverse au travers de ses comédies grinçantes et totalement décalées. Son plus grand succès est probablement Happiness, dans la mesure où il s'agit de l'un de mes films préférés, il n'est pas improbable que sa critique finisse par apparaître sur les doigts dans le culte. Quoiqu'il en soit, bien avant Happiness, il y a eu Fear, Anxiety and Depression, son premier film.

Ira (incarné par Todd Solondz) est un jeune auteur de pièce de théâtre. Il rassemble ses maigres économies, met en scène sa pièce, et la présente au public et à la critique. Ses amis le félicitent mais n'en pensent pas un mot, quant à la critique, elle enterre littéralement Ira. Pour ne rien arranger, les amis d'Ira semblent couronnés de succès – parfois relatif.
Forcément, Ira à l'épaule basse et le regard fuyant, et ce n'est surement pas sa petite amie Sharon qui lui fera dresser le menton. La demoiselle a un physique médiocre, une intelligence relative et une voix insupportable. Alors quand Ira rencontre la performeuse « Junk », qui, complètement défoncée, lui promet vaguement un rencard, le jeune homme évacue de sa vie Sharon.

Mais comme les choses sont rarement aussi simples qu'elle ne le paraissent, Ira et son entourage vont passer un sale quart d'heure.

samedi 13 août 2011

La Planète des singes : les origines

Rise of the Planet of the Apes

Réalisateur :  Rupert Wyatt – Scénario : Pierre Boulle, Rick Jaffa, Amanda Silver – Année : 2011 – Pays : USA – Musique : Patrick Doyle – Avec : James Franco, Andy Serkis & Freida Pinto


La mode est actuellement à la préquelle, à la séquelle, et parfois même au reboot. Autant dire que l'originalité n'est pas vraiment de la partie. La Planètes des singes : les origines, était-ce vraiment nécessaire ?

Will Rodman, ingénieur en génétique, travaille sur un traitement de la maladie d’Alzheimer. Le procédé consiste à injecter au patient une formule qui permet de restaurer les cellules détruites. Mais pour l'heure tout cela n'est qu'une hypothèse, pour le moment le 112 n'a été testé que sur des singes. Alors que le projet est présenté aux actionnaires, le singe cobaye s'échappe violemment de sa cage et ruine la présentation. Les investisseurs effrayés se retirent du projet, le labo est fermés et les singes abattus. Lorsque Will s'apprête à rentrer chez lui, les épaules basses, il découvre que la guenon tentait en fait de protéger son petit. Afin de lui éviter la mort, Will recueille le petit singe et va l'élever. César présente d'incroyables capacités intellectuelles : le remède lui a été transmis par sa mère et à décuplé son intelligence.


jeudi 28 juillet 2011

La Poison

Réalisateur :  Sacha Guitry – Scénario : Sacha Guitry – Année : 1951 – Pays : France – Musique : Louiguy – Avec : Michel Simon, Jean Debucourt and Jacques Varennes

En 1951, Guitry écrit et réalise son premier film : La Poison ; jusqu'alors le maître n'avait réalisé que des adaptations de ses pièces ou des drames historiques. Gaumont ayant récemment ressorti le film dans une belle copie au format Blu-ray, cela me fait l'occasion de vous en parler car il n'est jamais trop tard pour découvrir un classique.

La Poison retrace les (més)aventures de Paul Braconnier et de sa femme. Madame Braconnier est un tonneau, une sacoche, que dis-je : une pochetronne. Du matin au soir, la Braconnier s'en envoie sévèrement derrière la cravate. Résultat, en plus d'être moche, la gueuse est saoul en tous temps. Pour ne rien arranger, elle ne peut plus supporter son mari.
Lui : « tu crois pas que t'es assez saoul ? »
Elle : « je le serais jamais assez pour supporter ta gueule. »
Elle décide donc d'empoisonner son mari, car comme chacun sait, c'est là la meilleur façon de résoudre une querelle de couple.
De son côté, Paul Braconnier est lui aussi à bout : il n'en peut plus de sa barrique de femme et décide de la supprimer. Il consulte préalablement un avocat qui lui prodiguera sans le vouloir des conseils sur la meilleur façon de tuer sa femme tout en courant le moins de risque de condamnation. Paul rentre chez lui et tue sa femme comme le lui a suggéré l'avocat...

lundi 25 juillet 2011

American Nightmares


– Combat Shock Director's cut –

Réalisateur : Buddy Giovinazzo – Scénario : Buddy Giovinazzo– Année : 1986 – Pays : USA – Musique : Rick Giovinazzo – Avec : Rick Giovinazzo, Veronica Stork & Mitch Maglio

La collection Tromasterpiece ressort « Combat Shock » dans une édition double DVD proprement explosive. En plus d'un DVD entier bardé de suppléments, le film est proposé dans ses deux versions : la version cinéma et la director's cut. C'est à la seconde que cette critique s'intéresse.

Frankie Dunlan est un vétéran de la guerre du Vietnam. Rattrapé par les Viêt-Cong, il se fera torturer, et sera laissé pour mort. Ses blessures lui vaudront un séjour de 3 ans dans un hôpital militaire, où seule la morphine pourra encore quelque chose pour lui.
Des années après son retour au pays, la vie n'a toujours rien à lui offrir. Sa famille se limite à une femme vénale, un petit garçon difforme de un an et un père qui le croit mort. Sans argent, il est contraint de vivre dans un véritable taudis.
Aujourd'hui, Frankie est sur le point de se faire expulser. « Il y a des jours comme ça, où tout ce qui ne peut pas mal tourner, tourne mal. »

Avec une sortie pareille, la collection Tromasterpiece n'a jamais aussi bien porté son nom.