samedi 11 août 2012

Crowdfunding - Chimères de Olivier BEGUIN



source : petitespacej
Le crowdfunding (littéralement "financement par la foule" traduit par "financement participatif") est à la mode. De plus en plus d'artistes et de créateurs y font appel afin de boucler leurs budgets, tout en se passant des contraintes inhérentes aux financements "professionnels" tels que les producteurs, investisseurs, etc. Cela permet de récolter quelques deniers tout en gardant son indépendance. Ce mode de financement n'intéresse pas que les novices, puisque nombreuses sont les grandes signatures à y avoir fait appel, notamment dans le jeu vidéo (Al Lowe créateur de Leisure Suit Larry, Jane Jensen à l'origine de Gabriel Knight, ou encore Tim Schafer papa de Day of the Tentacle).


En matière de cinéma, on y retrouve surtout des abonnés au petits budgets indépendants (Troma vient de lancer une page kickstarter pour son Return to Nuke 'em High), et de jeunes talents. Inutile de relancer le débat sur la difficulté de trouver des financement lorsqu'on n'a pas fait un trou dans le box office avec son précédent film...
Gros avantage du financement participatif : cela intègre le spectateur (ou toute personne visée par l’œuvre / produit y faisant appel) dans le processus de création. Résultat, celui-ci se sent impliqué, et s'approprie l’œuvre dès sa genèse, décuplant ainsi le bouche-à-oreille tout en le provoquant bien en amont. D'une certaine façon, cela fait écho à la devise de Troma : "Give Art Back To The People" (rendez l'art au peuple).

Si j’aborde le crowdfunding aujourd'hui c'est avec deux casquettes.
La première est celle de fanboy. Le financement participatif me permets de me sentir participer à quelque chose de frais, d'indépendant et parfois de hors normes. Au travers des différentes plateformes existantes (Look At My Game, Ulule, Kickstarter, etc.) j'ai l'impression de contribuer à la création d’œuvres qui sans cela n'auraient probablement pas vu le jour. C'est ainsi que j'ai pu participer au financement de OSOMBIE. Certes le film n'est pas fantastique (plus de détails sur le sujet dans un billet ultérieur), mais l'initiative m'a semblée mériter un coup de pouce aussi infime soit-il.
La seconde casquette est celle de scénariste. Certes, en tant que tel je ne suis qu'assez peu concerné par les considérations budgétaires - même si c'est sûr qu'avec l'assurance d'avoir quelques millions à mettre dans un film, j'écrirais plus d'explosions, de cascades et de zombies - et pourtant... pourtant je soutiens l'initiative corps et âme, jusqu'à casser le cochon pour mettre la main à la patte. De ce que "mes" réalisateurs m'ont dit, le financement participatif permet un peu plus de confort sur le tournage, d'ajouter quelques effets, de s'offrir une post production plus solide... En clair, c'est un complément non négligeable aux fonds propres.

Sur ce, je ne puis que vous inciter à vous pencher sur le projet ci-dessous. J'ai eu le bonheur de co-écrire Chimères avec Olivier BEGUIN, et ce serait un honneur que de vous compter parmi nos "donateurs". (j'en remets une petite couche, ou bien ?)



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